Peugeot ajoute la série spéciale ENVY aux gammes 208 et 2008, disponible dès maintenant sur toutes les motorisations thermiques, hybrides et électriques. Elle reprend la dotation de la finition Allure, y greffe des éléments empruntés à la GT et facture le tout 400 € de plus. Les tarifs démarrent à 24 050 € pour la 208 et 30 500 € pour le 2008.
La série ENVY se glisse entre les finitions Allure et GT. Elle conserve intégralement l’équipement de la première et lui ajoute des éléments de présentation prélevés sur la seconde, sans toucher aux motorisations ni au châssis. Neuf combinaisons sont disponibles au catalogue, cinq sur la citadine et quatre sur le SUV.
L’écart tarifaire avec la finition Allure est fixé à 400 € toutes taxes comprises, quelle que soit la motorisation retenue. Cette régularité vaut aussi bien pour le thermique d’entrée de gamme que pour la version électrique la plus chère, ce qui rend l’arbitrage identique d’un bout à l’autre de la gamme.
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Vert Alvao, Bleu Nazaré et jantes Black Mist
Chaque modèle inaugure une teinte inédite, facturée sans supplément. La 208 ENVY reçoit le Vert Alvao, qui rejoint les Jaune Agueda, Blanc Okénite, Gris Artense, Gris Sélénium et Noir Perla Nera. Le 2008 ENVY adopte pour sa part le Bleu Nazaré, aux côtés du Bleu Obsession et de la même palette de gris et de noir.
Le traitement du toit diffère selon la carrosserie. La citadine reçoit un pavillon contrasté noir brillant, quand le SUV se contente de barres de toit dans la même finition. Les jantes alliage bi-ton diamantées, de 16 pouces NOMA sur la 208 et de 17 pouces KARAKOY sur le 2008, passent au vernis Black Mist.

400 € de plus que la finition Allure
L’habitacle concentre l’essentiel de la valeur ajoutée. Les sièges avant dynamiques proviennent de la finition GT et reçoivent une sellerie tri-matière Tremezzo, avec des surpiqûres bleu-vert Opalite et un blason Peugeot imprimé sur les appuie-têtes. Cette teinte de fil est propre à la série spéciale.
La signature Opalite se prolonge sur les contre-portes et les accoudoirs, complétée à l’avant par une sérigraphie déposée sur un insert noir brillant. Des seuils de porte avant en aluminium signés Peugeot ferment la présentation, et la 208 ENVY ajoute un ciel de toit Noir Mistral avec éclairage à LED sur le plafonnier, les liseuses arrière et les miroirs de courtoisie.
Deux équipements fonctionnels s’ajoutent sur les deux modèles, l’accès et le démarrage mains libres ainsi qu’une caméra de recul haute définition. Le 2008 ENVY reçoit en plus un plancher de coffre modulable sur deux niveaux, un accessoire qui figurait jusqu’ici plus haut dans la gamme.
Rapporté aux 400 € demandés, l’ensemble tient. Le mains libres et la caméra de recul suffisent presque à eux seuls à couvrir la facture chez la plupart des concurrents, et la sellerie issue de la GT relève d’une prestation habituellement réservée aux finitions supérieures. L’opération relève du remplissage de gamme plutôt que de la nouveauté produit.

De 24 050 à 38 200 € pour la 208
La grille de la citadine s’ouvre à 24 050 € avec le Turbo 100, puis passe à 26 950 € en Hybride 110 automatique et 27 750 € en Hybride 145. Les deux versions électriques réclament 36 900 € en 136 chevaux avec la batterie de 46 kWh, et 38 200 € en 156 chevaux avec celle de 51 kWh.
Le SUV suit la même logique avec un ticket d’entrée à 30 500 € en Turbo 100, 33 800 € en Hybride 110 et 34 600 € en Hybride 145. La seule version électrique proposée est la 156 chevaux de 51 kWh, à 40 700 €. Aucune déclinaison électrique de 136 chevaux ne figure dans cette série pour le 2008.
L’écart entre thermique et électrique reste le vrai sujet de la gamme. Il atteint 12 850 € sur la 208 entre le Turbo 100 et la première électrique, et 10 200 € sur le 2008 entre le Turbo 100 et l’unique version à batterie. La série spéciale ne réduit en rien cette marche, puisqu’elle applique le même supplément partout.
Une série ENVY déjà lancée en 2025
L’appellation n’est pas inédite. La première 208 Envy était apparue à l’automne 2025, à 23 750 €, disponible uniquement sur stock et limitée à deux motorisations, le thermique de 100 chevaux et l’hybride de 110. Le 2008 devait suivre quelques semaines plus tard.
Un an plus tard, l’offre change d’échelle. La série couvre désormais les deux modèles simultanément, toutes les motorisations y compris les électriques, et sort du régime de la vente sur stock. Le prix d’appel progresse de 300 € par rapport à celui de 2025, écart qui reste modéré au regard de l’élargissement du périmètre.
Le contexte produit a lui aussi évolué. La 208 roule désormais avec le nouveau 1.2 Turbo 100 à chaîne de distribution, qui a succédé au PureTech, et la version électrique revendique les 433 km de la e-208 dans sa configuration la plus efficiente. La citadine reste le premier volume de la marque.

Les points laissés sans précision
La durée de commercialisation n’est pas indiquée. Une série spéciale se distingue habituellement par une fenêtre de commande limitée, mais rien ne permet ici de savoir si ENVY restera au catalogue quelques mois ou s’installera durablement entre Allure et GT, comme la finition Style d’entrée de gamme avant elle.
Les consommations homologuées, les émissions de CO2 et le montant de malus applicable aux versions thermiques et hybrides ne sont pas détaillés. Sur un segment où le malus au poids et au CO2 pèse lourd dans la décision d’achat, ces valeurs comptent autant que les 400 € de supplément affichés.
L’absence de version électrique de 136 chevaux sur le 2008 n’est pas davantage expliquée, alors qu’elle existe dans le reste de la gamme du SUV. Les délais de livraison ne sont pas communiqués non plus, ce qui laisse ouverte la question du stock réellement disponible chez les concessionnaires à l’ouverture des commandes.
Restent à confirmer la fenêtre de commercialisation, les valeurs d’homologation et les délais réels. Ces trois éléments décideront de la portée d’une opération qui ne modifie ni la mécanique ni la plateforme, et qui joue uniquement sur la présentation et deux équipements de confort.
La question de fond porte sur l’efficacité de la méthode. Peugeot multiplie les niveaux intermédiaires sur une gamme déjà dense, entre Style, Allure, ENVY, GT et GT Exclusive, à un moment où les ventes françaises du groupe reposent largement sur ces deux modèles. Reste à savoir si l’acheteur y gagne en lisibilité ou s’il finit par payer 400 € une différence qu’il aurait négociée autrement.

