Geely place sa citadine électrique sous la barre symbolique des 21 000 euros en France. La E2, best-seller mondial de son segment, ouvrira ses commandes en septembre à partir de 20 990 euros en finition Pro, un positionnement qui la place frontalement face à la Renault 5 E-Tech, affichée à partir de 24 900 euros.
Deux batteries, deux niveaux d’autonomie
La citadine repose sur la plateforme modulaire GEA du groupe et adopte une architecture propulsion, choix rare sur ce segment. Deux capacités de batterie sont proposées. La version de 35 kWh, réservée à la finition Pro, annonce jusqu’à 252 km d’autonomie WLTP. La batterie de 47 kWh équipe les finitions Max et Max+ et porte l’autonomie à 345 km WLTP.
La suspension arrière indépendante multibras a été mise au point par les ingénieurs de Geely Tech Europe, qui revendiquent plus de 7 200 heures de développement spécifique pour les routes européennes.
Un équipement complet dès l’entrée de gamme
Dès la finition Pro, la E2 embarque le cockpit Flyme Auto articulé autour d’un écran tactile central de 14,6 pouces, des sièges chauffants, sept airbags et un système d’aide à la conduite de niveau 2. Les versions supérieures ajoutent jusqu’à 36 fonctions de sécurité active et une vision panoramique à 540 degrés, capable de visualiser l’environnement sous le véhicule.
Côté praticité, le coffre offre 375 litres, extensibles à 1 320 litres banquette rabattue. La E2 ajoute surtout un coffre avant de 70 litres, le plus volumineux de sa catégorie, dimensionné pour loger les câbles de recharge sans empiéter sur le volume arrière.

Le lancement belge donne le ton
La Belgique a ouvert les commandes avant la France, avec un tarif catalogue de 21 490 euros et une offre de lancement ramenant le ticket d’entrée à 19 490 euros. Sur ce marché, la citadine chinoise passe ainsi sous la BYD Dolphin Surf, proposée autour de 20 475 euros. L’Italie avait ouvert le bal quelques semaines plus tôt.
En France, les prix des finitions Max et Max+ n’ont pas encore été dévoilés. L’ensemble de la gamme bénéficie d’une garantie constructeur de huit ans ou 200 000 kilomètres, argument régulièrement mis en avant par les marques chinoises pour lever les réticences sur la durée de vie des batteries.
Un volume mondial qui pèse
La E2 n’est pas une inconnue hors d’Europe. Commercialisée sous le nom Xingyuan en Chine, elle s’est imposée en 2025 comme le véhicule le plus vendu du pays toutes catégories confondues, avec 459 960 unités. Sur le seul premier semestre 2026, elle a trouvé 194 159 acquéreurs sur son marché domestique. Le cumul mondial dépasse 800 000 exemplaires depuis début 2025, et le modèle est déjà déployé dans plus de vingt pays, du Brésil à la Thaïlande.
Cette assise industrielle explique la capacité de Geely à positionner la E2 aussi bas en Europe. Le constructeur avait déjà signé un trimestre record avec plus de 700 000 ventes, porté par la Galaxy E5 et la Starray EM-i sur le Vieux Continent.

Ce qui reste à confirmer
Le premier septembre marque l’ouverture des commandes françaises. Les livraisons, les tarifs des finitions hautes et le maillage du réseau restent les inconnues de ce lancement. Sur un segment où la Dacia Spring, la Citroën ë-C3 et la BYD Dolphin Surf se disputent déjà les acheteurs les plus sensibles au prix, la E2 arrive avec un argument technique inhabituel à ce niveau tarifaire : une propulsion, une suspension multibras et un écran de 14,6 pouces dès l’entrée de gamme.

